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L’utilisation des systèmes de vidéosurveillance n’est plus réservé qu’à la sécurité et à la dissuasion. Ces analyses d’images sont régulièrement utilisées pour la gestion des foules, des flux, la détection de menaces, la recherche de comportements, de faits ou d’objets. Mais ce qui est beaucoup plus intéressant, c’est que l’analyse marketing des données de vidéosurveillance est maintenant courante. On s’en sert aujourd’hui pour estimer le temps d’attente à un guichet, une caisse ou un portique de sécurité, mesurer la popularité d’un rayon ou d’un étal, vérifier le remplissage et l’occupation d’un établissement, calculer l’impact d’une campagne marketing ou même l’influence de la météo sur la fréquentation d’un commerce. Pour cela, en France l’exploitation de ce type de données vidéo est autorisé par la CNIL dans la mesure où le fichier image n’est pas associé à un fichier nominatif. Il est donc possible de créer des bases de données « anonymes » dans lesquelles les visuels ne sont pas liés à une identité. La tranche d’âge et le sexe peuvent néanmoins être déterminés de manière à identifier des profils de personnes afin d’en tirer des éléments statistiques. En revanche, dans le cas d’une utilisation pour contrôler l’activité de salariés, un employeur peut installer un système de vidéosurveillance dans son entreprise à condition d’avoir au préalable, informé et consulté le comité d’entreprise (ou le comité social et économique), déclaré son installation en préfecture et avertit les salariés de son existence. S’il ne respecte pas ces formalités, l’employeur ne peut pas utiliser les vidéos en tant que preuve.

Sources:https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/ressources-humaines/13192001-employeurs-votre-systeme-de-videosurveillance-est-il-en-regle-325988.phphttps://www.companeo.com/securite-electronique/actualites/videosurveillance-outil-analyse-marketing
Article: Cassation sociale, 20 septembre 2018, n° 16-26482